Interview pour ELLE Magazine

Professeur Hersant - Chirurgien esthétique à Paris Est Créteil

Traitement de l'alopécie

«Depuis dix ans, je pratique desinjections de toxine botulique
sur le haut de mon visage, plus précisément pour prévenirta

ride de la glabelle (laride dulion)lissercelles dufrontet dimi-
ruerles plisements de lo parte-d’oie, aucoin des yeux, qui

marquentrapidement. F’ai démarré avec deux séances par
on. Depuis rois ons, je suis passée à trois. En prévention,
ajouté une dose pourle cou etfovale du visage, afin d’éviter
lesrides d’amenume. J’urlise égalementl’acide hyaluronique,
toujours en injection, pour comblerles cernes et les sillons
nasogéniens, et ce, tous les ans. Pour entretenir la qualité de

mapeau, efaisenmoyennetrois peelings [Vondelou Derma-
ceutic] pendantl’année, plutôt en pénode hivernale, au TCA

25 (de l’acide richloracétique assez desquamant, que je
pose moins d’une minute pour éviter les effets secondeires.

Quelles sont les causes d'une alopécie ?

Les 3 causes principales d’alopécie sont l’alopécie androgénique, l’Effluvium télogène et la pelade (1).
Devant toute alopécie, un bilan médical est primordial et permettra de rechercher :

   • Les carences martiales correspondant à des carences en fer, la malnutrition.
   • Les causes endocriniennes : la dysthyroidie, hyperandrogénie
   • Les causes toxiques : les chimiothérapies, la prise d’oestroprogestatif…
   • Les causes liées aux maladies auto-immunes : le lupus érythémateux, la sclérodermie.
   • Les causes infectieuses : la folliculite, l’infection VIH et siphilis et les teignes
   • Les causes physiques : après un traumatisme, une brûlure.
   • Les causes acquises : la trichotillomanie

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est défini comme un produit biologique autologue dérivé du sang du patient, et dans lequel, après un processus de centrifugation une fraction plasmatique est obtenue avec une concentration plaquettaire supérieure à celle du sang circulant. Ce procédé technologie thérapeutique gagne en intérêt pour la médecine régénérative en raison de son potentiel à stimuler et accélérer la régénération des tissus (2).

Figure 3 : Préparation du PRP à partir d’une prise de sang (8Ml) avec le dispositif RegenKI-BCT®.

La préparation de PRP nécessite un prélèvement sanguin. Avant centrifugation, 8 Ml de sang sont prélévés dans un tube contenant un anticoagulant (citrate de sodium). Après centrifugation à 1500 g pendant 5 min, le PRP est séparé des globules rouges qui sédimentent au fond du tube. Le tube est inversé plusieurs fois pour resuspendre les plaquettes contenues dans le plasma.

Chaque plaquette contient plus de 3000 biomolécules. Après activation, la plaquette se dégranule et libèrent toutes ces molécules dans le tissu receveur.

Les facteurs de croissance essentiels du PRP sont représentés dans le tableau 1, comprennent le facteur de croissance transformant (Transforming growth factor ; TGF) -β, les facteurs de croissance plaquettaires (platelet derived growth factor ;PDGF-α β et PDGF- ββ), facteur de croissance à l’ insuline (Insulin growth factor ;IGF), les facteurs de croissance endothéliaux vasculaires (Vascular endothelial growth factor ;VEGF), le facteur de croissance épidermique (Epidermal growth factor ;EGF) et le facteur de croissance des fibroblastes (fibroblast growth factor ;FGF) -2.

Le TGF-β1 et le PDGF stimulent la prolifération des cellules mésenchymateuses. Le TGF-ß1 stimule également la production de matrice extracellulaire, y compris le collagène. Principalement, ces facteurs stabilisent le tissu endommagé pendant les étapes initiales de la réparation tissulaire et dirigent les cellules mésenchymateuses et épithéliales locales à migrer, se diviser et augmenter la synthèse de collagène et de matrice, conduisant finalement au tissu conjonctif fibreux et à la cicatrisation. Le VEGF et le FGF-2 sont importants pour stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins afin d’amener les nutriments (3-5).

Facteur de croissance

Fonctions

Transforming growth factor

(TGF)

Stimule la prolifération des cellules mésenchymateuses indifférenciées

 

Régule la mitogenèse endothéliale, fibroblastique et ostéoblastique

 

Régule la synthèse du collagène et la sécrétion de collagénase

 

Régule les effets mitogéniques d’autres facteurs de croissance

 

Stimule la chimiotaxie endothéliale et l’angiogenèse

 

Inhibe la prolifération des macrophages et des lymphocytes

  

Fibroblast Growth Factor (FGF)

Favorise la croissance et la différenciation des chondrocytes et des ostéoblastes

 

Mitogénique pour les cellules mésenchymateuses, les chondrocytes et les ostéoblastes

  

Platelet Derived Growth Factor a and b (PDGF)

Mitogénétique pour les cellules mésenchymateuses et les ostéoblastes

 

Stimule la chimiotaxie et la mitogenèse dans les fibroblastes, les cellules gliales ou les cellules musculaires lisses

 

Régule la sécrétion de collagénase et la synthèse de collagène

 

Stimule les macrophages et le chimiotactisme des neutrophiles

  
  

Epidermal Growth Factor (EGF)

Stimule la chimiotaxie endothéliale ou l’angiogenèse

 

Régule la sécrétion de collagénase

 

Stimule la mitogenèse épithéliale ou mésenchymateuse

  

Vascular endothelial Growth Factor (VEGF)

Augmente l’angiogenèse et la perméabilité des vaisseaux

 

La régénération du cartilage

 

Fibrose et adhérence plaquettaire

  

Insuline Like Growth Factor (ILGF1 and 2)

Chimiotactique pour les fibroblastes et stimule la synthèse des protéines

 

Améliore la formation osseuse

  

Pletelet Facto 4 (PF-4)

Stimuler l’influx initial de neutrophiles dans les plaies

 

Chimio-attractant pour les fibroblastes

  

Interleukin 8 (IL-8)

Médiateur pro-inflammatoire

 

Recrutement de cellules inflammatoires

  

Keratinocyte Growth Factor (KGF)

Promouvoir la croissance, la migration, l’adhésion et la survie des cellules endothéliales

 

Angiogenèse

Tableau 1: Résumé des facteurs de croissance contenus dans le plasma riche en plaquettes (3-5)

Chaque facteur de croissance peut avoir différents effets sur le processus de cicatrisation et agit en se liant à des récepteurs spécifiques sur les membranes cellulaires des cellules cibles. Ces effets comprennent la chimiotaxie (attraction des cellules), induisant la migration et la prolifération des cellules, et stimulent les cellules à réguler à la hausse la production de protéines. Ces facteurs de croissances régulent non seulement la migration et la prolifération cellulaire, mais aussi le remodelage de la matrice extracellulaire et favorisent l’angiogenèse, créant un environnement idéal qui favorise le processus de régénération.

Il n’y a pas de consensus pour la préparation du PRP mais l’utilisation d’un kit en circuit fermé est préférable pour éviter les contaminations. Ci-joint dans le tableau 2, les différents kits qui ont un marquage CE.

Tableau 2 : Comparaison de la préparation du PRP avec différents dispositifs médicaux (6).

Le PRP est-il autorisé en France dans cette indication ?

Comme vu ci-dessus, la prise en charge de l’alopécie et de la chute des cheveux est médicale. Une consultation et un bilan médical est primordial avant ce type de traitement. Avec accord du patient, il faut adresser un courrier au médecin traitant. Le Plasma riche en plaquettes (PRP) peut être utilisé en France en cabinet ou à l’hôpital pour une indication thérapeutique. Il s’agit d’une prise de sang faite par le praticien ou l’infirmier à l’aide d’un kit homologué, en extemporané +++ (dans la même pièce que le patient) et en circuit fermé.

Le prélèvement est ensuite centrifugé de manière à récupérer le PRP.

Le Plasma Riche en Plaquettes (PRP)

Figure 1: Préparation autologue de plasma riche en plaquettes (A-PRP) à l’aide du dispositif RegenBCT®. Suite à la centrifugation, le sang est fractionné et des éléments cellulaires sédimentent à la surface du gel dans les tubes RegenBCT® (Blood Cell Therapy).

Le processus de centrifugation sépare les composants sanguins en raison de leurs différentes densités, c’est-à-dire que les globules rouges sont les plus lourds (se trouvent piégés grâce au gel séparateur), suivis des plaquettes contenues dans le plasma et qui sont les plus légères. La centrifugation est réalisée à 1500 g pendant 5 minutes. Le rendement en plaquettes dépend principalement de certains paramètres tels que la taille et la forme du contenant utilisé, la vitesse et le temps de centrifugation et l’anticoagulant utilisé.

Il y a un manque important d’études comparatives pour normaliser les paramètres procéduraux du PRP. Cependant, dans notre pratique au laboratoire, nous avons utilisé le kit RegenKit-BCT qui nous permet d’avoir à partir d’un même volume de sang une concentration en plaquettes de 1.6 fois. Ainsi, les PRP obtenu avec RegenKit®-BCT contient, par rapport à un « caillot naturel », très peu de globules rouges (< 0.3% de récupération), beaucoup moins de leucocytes (11-13% de récupération, soit 0.2x), une quantité équivalente de fibrine, et 1.6 fois plus de plaquettes, soit 1.6 fois plus de facteurs de croissance d’origine plaquettaire, délivrés dans leurs proportions relatives naturelles. (Tableau 3)

Tableau 3: Caractéristiques du PRP obtenu avec le kit RgenKit-BCT

Y’a-t-il un ou plusieurs PRP ?

Il n’y a pas un PRP mais des PRPs en fonction de la qualité du sang du donneur, du protocole de centrifugation, du kit utilisé et de l’utilisation d’activateur. Il existe plus de 10 kits homologués en France pour faire du PRP. Quid de l’aspirine à dose anti-agrégante? Je n’ai pas trouvé de preuve suffisante pour vous répondre mais on peut se poser la question si la modification de la fonction plaquettaire entrainée par ce traitement perturbe le PRP.

Y’a-t-il une augmentation de la densité capillaire avec le PRP ?

OUI Différentes études ont montré une augmentation de la densité des cheveux après un traitement d’attaque (soit une injection de PRP tous les mois pendant 3 mois). La densité capillaire a été évaluée par Trichoscan et les résultats ont montré une augmentation moyenne de 12 à 45 cheveux/cm2 en fonction des études.

Quelle augmentation peut-on attendre?

Une augmentation de 10 à 20 %. L’un des premiers articles sur le PRP pour le traitement des alopécies a été publié en 2006 par Uebel et ses collègues, qui ont décrit un rendement capillaire supérieur de 15 % en densité d’unités folliculaires dans les zones prétraitées avec du PRP par rapport aux contrôles.

Ralentissement de la chute des cheveux ?

Oui La perte de cheveux a été évaluée dans des études par le test de traction qui s’est révélé négatif chez plus de 95% des patients après au moins 3 séances de PRP

Augmentation de l’épaisseur des cheveux ?

Oui Dans l’étude de Kang et al , le diamètre des cheveux a augmenté en moyenne de 31,3% 3 mois après la première session d’injection et de 46,4% 3 mois après la seconde session d’injection.

Créer de nouveaux follicules ?

Le PRP ne remplace pas la greffe capilaire. Les facteurs de croissance du PRP agissent sur les cellules souches présentes dans la zone du bulge des follicules, ce qui entraîne une néovascularisation et une néofolliculogenèse donc qui favorise la repousse. Ils peuvent améliorer la prise des greffes mais le PRP ne peut pas créer de nouveau follicules sur une peau glabre. Il n’est pas rare de voir de nouveaux cheveux poussés dans une zone traitée mais déjà fournie en bulbe capillaire. Donc, nous préférons dire que le PRP ne permet pas la création de nouveaux cheveux.

Y’a-t-il des effets secondaires ?

Minime à inexistant. La procédure PRP est une intervention relativement efficace et sûre avec des effets indésirables minimes, notamment une douleur temporaire et tolérable pendant le traitement, des maux de tête légers qui peuvent régresser, des démangeaisons minimes.

Quelles sont les contre-indications à la procédure PRP?

Un dysfonctionnement plaquettaire, une thrombocytopénie, des troubles de la coagulation, un traitement anticoagulant, une infection locale et les patients sujets à la formation de chéloïdes.

Le protocole

Nous recommandons trois séances à 1 mois d’intervalle : le traitement d’attaque puis 2 séances par an à vie. Une étude italienne montre l’intérêt de 3 séances par an en entretien pour une meilleure efficacité. Le PRP peut également être utilisé pendant et après greffe capillaire pour améliorer le rendement de la prise de greffe et maintenir la survie des greffons. L’administration du PRP se fait par injection au niveau du scalp. Il y a 2 cibles : le derme pour améliorer le « terrain » et la zone péri-bulbaire pour stimuler les souches souches nombreuses à ce niveau.

Pour notre part, nous utilisons un pistolet injecteur pour le confort du patient que nous réglons pour des injections en profondeur en fonction de la cible entre 2 et 6mm. D’autres études recommandent une injection sous forme de bolus subdermiques permettant la diffusion du PRP.

Le volume de PRP à utiliser pour une séance varie considérablement entre les études entre 4 et 20 mL. Pour notre part, nous prélevons 10 ml de sang et après centrifugation, nous obtenons en moyenne 5 ml de PRP qui est nécessaire pour un traitement complet.

Administration du PRP : Injection intradermique (0.1mL/cm2)

   • Par mésothérapie à l’aide d’un pistolet injecteur (Figure 2)
   • Des études recommandent une injection sous forme de depo bolus subdermiques car cette technique est moins douloureuse et globalement plus efficace. Les injections de depo bolus sous-cutanées permettent la diffusion du PRP et entraînent moins d’injections. Les injections doivent être espacées dans la zone d’éclaircissement, qui se trouve généralement le long de la ligne des cheveux, de la partie, du vertex et de la couronne du cuir chevelu.
   • Injections selon la technique du nappage (plusieurs petites injections en ligne à 1 cm d’intervalle)

Figure 2 : mésothérapie du cuir chevelu par injection du PRP à l’aide d’un pistolet injecteur (cas traité par le Pr Hersant).

Références

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