Chirurgie Plastique, Reconstructice et Esthétique.

L’augmentation mammaire

Augmentation mammaire à Créteil - Dr Hersant

Les prothèses mammaires :

Les prothèses sont essentiellement réservées aux patientes très minces.

Un suivi annuel voire tous les 2 ans est recommandé. Le changement des prothèses se fait en moyenne au bout de 15 ans mais cela dépend de l’état des prothèses sur le plan radiologique et en fonction des symptômes ressentis par la patiente.

Le plan rétro musculaire est à privilégier chez les patientes minces ou sans glande mammaire.

La cicatrice se trouve cachée dans l’aréole (si celle-ci fait plus de 3 cm) ou dans le sillon sous mammaire.

Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage.

L’enveloppe est toujours constituée d’un élastomère de silicone. Le produit de remplissage contenu au sein de l’enveloppe peut être du gel de silicone ou du sérum physiologique.

L’implant est dit pré-rempli lorsque le produit de remplissage a été incorporé en usine. Le chirurgien commande le volume adapté au cas. L’immense majorité des prothèses posées dans le monde sont pré-remplies avec du gel de silicone.

D’important progrès techniques ont été réalisés. Le gel de silicone est devenu très cohésif pour limiter la perspiration à travers l’enveloppe, source de coques. La résistance des enveloppes a augmenté, diminuant ainsi le risque de rupture. La paroi peut être lisse ou plus ou moins texturée, c’est-à-dire rugueuse.

Les prothèses macro-texturées sont désormais interdites. Elles sont associées à un cancer rare, affectant les ganglions lymphatiques et les organes : le lymphome anaplasique à grandes cellules. La prothèse peut être ronde ou plus ou moins profilées pour un rendu peut être plus naturel.

Dans la perspective d’une intervention chirurgicale, le tabac est toujours déconseillé, mais encore plus lorsqu’il s’agit de placer un matériel prothétique. En fonction des cas, la prothèse peut être placée juste derrière la glande ou sous le muscle. Selon le cas, un drain peut être placé pour évacuer le sang accumulé autour de la prothèse. Enfin, un pansement modelant est réalisé.

Il est classique de considérer que les implants mammaires ont une durée de vie moyenne de 10 ans. Leur remplacement devra être discuté à ce terme. En tous les cas, un contrôle clinique annuel est préconisé. Les risques sont ceux cités plus haut pour la cure de ptôse isolée avec en plus des risques spécifiques liés à la prothèse.

L’infection sur prothèse ne peut être traitée par antibiotiques. Elle conduit à l’ablation de la prothèse. Une nouvelle prothèse ne pourra être placée à nouveau qu’après quelques mois.

Les ruptures de l’enveloppe de la prothèse imposent bien sûr leur remplacement. Les malpositions ou déplacements secondaires vont faire poser l’indication d’une correction chirurgicale. La rotation de la prothèse peut affecter le résultat esthétique en cas d’implant profilé. L’épanchement péri-prothétique tardif va imposer des explorations pour éliminer la possibilité d’un cancer.

Il faut en compter en moyenne 10 jours de convalescence. Le port d’un soutien-gorge et contenseur est à prévoir pour un mois jour et nuit et 12h par jour un mois de plus.

Le lipofilling :

De plus en plus, l’augmentation du volume de la glande fait appel aux injections de graisse. Cette technique est plébiscitée par les patientes qui ne veulent pas de corps étrangers.

De plus, elle permet de traiter en même temps d’éventuelles surcharges graisseuses localisées : hanches, abdomen, culotte de cheval, genoux. Il s’agit d’une technique initialement mise au point en chirurgie reconstructrice. Des doutes sur les possibilités de surveillance du sein ont longtemps ralenti son essor en chirurgie esthétique.

En effet, des calcifications radiologiques peuvent apparaître liées à la cicatrisation tissulaire. En fait, elles sont différentes de celles observées dans les cancers du sein et ne posent pas de problèmes pour les radiologues expérimentés. A ce jour, il n’existe aucun élément permettant d’étayer que le transfert de graisse augmente le risque de cancer du sein. Une coïncidence reste possible car ce cancer est globalement fréquent.

Il touche une femme sur huit au cours de sa vie. Donc un bilan strict doit être fait par un radiologue spécialisé avant l’opération, puis à un an et ensuite en fonction des recommandations du radiologue. Les techniques modernes permettent d’obtenir des dépôts de graisse plus harmonieusement réparties, et donc plus naturels. La technique nécessite des sites donneurs suffisants. Les patientes trop minces, ne peuvent donc bénéficier de cette technique.

Le prélèvement de graisse est effectué de façon non traumatique à travers de petites incisions cachées dans des plis. On utilise des micro-canules qui permettent ainsi des greffes de microparticules de graisse selon de nombreux trajets indépendants à travers le tissu receveur pour un résultat homogène. Comme il s’agit d’une greffe de cellules vivantes, le tissu évolue en fonction des fluctuations du poids de la patiente.

Le résultat peut être apprécié 3 à 6 mois après l’opération. Parfois, une deuxième séance de transfert de graisse est nécessaire. Les complications spécifiques de cette opération sont les cystostéatonécroses : il s’agit de zones plus fermes qui correspondent à des kystes huileux. Ces zones finissent par s’assouplir avec le temps. Dans le cas contraire, des explorations complémentaires sont nécessaires.

Il faut intégrer qu’en moyenne 30% de la graisse disparait mais le reste est biointégré définitivement. Attention, en cas de prise de poids, les seins grossissent mais en cas de perte, ils diminuent.  Une deuxième session est parfois nécessaire.

Cette technique permet une augmentation naturelle et modérée (un bonnet maximum).

Le port d’un soutien-gorge de contention est nécessaire pendant 1 à 2 mois.

Une convalescence d’une semaine est souvent nécessaire.