Chirurgie Plastique, Reconstructice et Esthétique.

Le Mommy makeover

Momy Makeover à Créteil - Dr Hersant

La grossesse est un tournant dans la vie d’une femme. Les séquelles liées à la variation pondérale et à la distension cutanée et du périnée peuvent être modérées à très sévères.

Le « Mommy Makeover » est un terme venant des U.S.A., désignant une intervention de chirurgie esthétique permettant de réparer les séquelles liées à la grossesse. Elle associe un traitement du ventre et des seins, zones les plus touchées par la grossesse, le post-partum, ou encore l’allaitement. Elle permet donc, en une seule intervention, de redonner l’harmonie perdue de la silhouette. Cependant, l’association d’interventions peut être dangereuses. La prise en charge hospitalière peut être un bon compromis pour ces interventions combinées et la patiente doit être bien sélectionnées.

Les seins : La ptose mammaire est définie par un affaissement du sein et une distension de la peau qui l’enveloppe. Le sein est en position trop basse et de plus fréquemment «déshabité́» dans sa partie supérieure. La ptose peut exister d’emblée mais survient le plus souvent après un amaigrissement important ou au décours d’une grossesse avec allaitement. Elle peut être isolée : on parle alors de ptose pure. Elle peut aussi être associée à un certain degré d’hypertrophie mammaire qui pourra être réduite à la demande. On peut à l’inverse observer une ptose mammaire dans le contexte d’un sein trop petit (hypoplasie ou hypotrophie mammaires) qui pourra alors éventuellement être compensée par l’ajout d’une prothèse mammaire ou un transfert graisseux. Ces défauts esthétiques ne justifient pas une prise en charge par l’Assurance-Maladie.

Il existe actuellement des recherches sur une prothèse sur mesure de graisse autologue (scalphold + ensemencement de cellules graisseuses).

L’abdomen peut se relâcher sur le plan cutané et musculaire :

Diastasis : Définit Le terme diastasis provient du grec signifiant séparation. Il s’agit d’un phénomène fréquent dont la prévalence est de 30 à 70 %, caractérisé par une augmentation de la distance entre les deux muscles grands droits de l’abdomen.

Cliniquement, le diastasis se traduit par un abdomen d’aspect « globuleux », même en l’absence d’excès cutanéo-graisseux abdominal, à l’origine d’une gêne sociale et esthétique chez les patients. Par ailleurs le déséquilibre rachidien par majoration de la lordose lombaire produite par l’affaiblissement de la sangle musculaire abdominale favorise les lombalgies chroniques et invalidantes.

Afin d’améliorer l’esthétique de la région abdominale mais également pour réduire les lombalgies associées au diastasis, une prise en charge chirurgicale peut être proposée. Ce traitement se base sur une plicature des aponévroses antérieures des muscles grands droits de l’abdomen par sutures, impliquant, à l’heure actuelle, une voie d’abord identique à celle d’une abdominoplastie, et de ce fait une cicatrice sous ombilicales étendue.

Le traitement classique est la plastie abdominale qui consiste en un lifting de l’abdomen permettant de redraper du ventre et l’exérèse des vergetures. Par cette voie d’abord, on peut resserrer les muscles grands droits pour gainer le ventre et traiter si besoin une hernie ombilicale. Une lipoaspiration peut être également faite pour traiter les excès graisseux. On replace le nombril à une nouvelle place en fin d’intervention.

Bénéfices attendus de la chirurgie assistée au robot

La chirurgie assistée au robot a de nombreuses indications, notamment en chirurgie de la paroi abdominale (cure de hernies de la ligne blanche par chirurgie assistée au robot). Elle propose un abord miniinvasif de la paroi abdominal permettant de réduire la rançon cicatricielle à des cicatrices centimétriques tout en diminuant la largeur du décollement nécessaire pour aborder l’aponévrose antérieure des muscles grands droits, et de ce fait pourrait réduire le volume des lymphorrhées post-opératoires, le temps de drainage ainsi que la durée d’hospitalisation et la survenue de complications thromboemboliques.

Le lifting vulvo-vaginal post grossesse

Pendant la grossesse puis lors de l’accouchement, soumis aux hormones, aux variations de poids et de volume, les tissus du périnée sont étirés, distendus, fragilisés voire déchirés. L’affaiblissement de ces muscles peut entraîner des pertes urinaires et de selles, des difficultés à retenir les gaz intestinaux, ainsi qu’une diminution de la satisfaction sexuelle. Il peut également générer une descente d’organes ou encore un prolapsus. Ainsi, une altération des muscles du périnée se traduit par l’altération de l’une des fonctions urinaire, ano-rectale ou sexuelle. La fonction sexuelle est complexe et associée à de nombreux facteurs autres que l’anatomie, notamment psycho-logiques. Son altération par affaiblisse- ment pelvien conduit à une diminution des sensations de pénétration lors du rapport sexuel, allant jusqu’à la perte de la confiance en soi et la dépression . Dans le cadre de la réaction sexuelle normale de la femme, le vagin doit être en mesure de se dilater et de “se gonfler”. De ce fait, une kinésithérapie périnéale s’impose pour redonner au périnée sa tonicité et retrouver le confort lors des rapports sexuels. En cas de réponse insuffisante, on peut proposer un traitement médical par radiofréquence voire chirurgical.

Le lifting du vagin et de la vulve est effectuée chez des patientes se plaignant d’une béance vaginale et consultant soit pour une diminution des sensations de pénétration au niveau de l’introïtus, soit pour des problèmes liés à l’ouverture permanente du vagin (bruits vaginaux pendant les rapports, vagin réservoir avec pertes liquidiennes après le bain). La béance vulvaire peut être secondaire à un défaut de cicatrisation d’épisiotomie ou à un diastasis musculaire périnéal.

Innovation en médecine régénérative après la grossesse : Induction tissulaire biologique et utilisation de la médecine régénérative pour la reconstruction génitale et la restauration vulvo-vaginale

Utilisation du lipofilling combiné au PRP-HA

Dans un case report, nous avons décrit une nouvelle technique combinant l’utilisation du lipofilling en association avec le PRP et l’acide hyaluronique (HA) (Cellular Matrix) chez une femme présentant des antécédents d’épisiotomie avec une laxité vaginale avec comme symptômes : une incontinence urinaire et dysfonction sexuelle. Au cours du suivi, nous avons observé une amélioration de la trophicité vaginale et une restauration du calibre vaginal sans aucune complication.